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smiley : regular_smile repos...transitoire...

Je me sens un peu comme ce vitrail devant lequel je m'étais longuement arrêtée...un pleine lecture de "conversations avec Dieu"...rémission des péchés...absente, sans oubli....je pense à mon étoile qui brille fort...en pleine refonte de vie...tout bouge mais rien ne change...mon marin près de qui j'aime me perdre...je prends juste le temps de vivre...mon ange'L à qui la lune sourit toujours...et mes anges si intimement préservés...

Ma vie est une conséquence de mes actes dont je me dois d'assumer les choix...

 

lundi 04 août à 01h53 par almerys | # | 6 commentaires

smiley : envelope voyage d'ici...

 

Elle est là aussi fébrile qu'un vol d'hirondelle, elle ne cesse d'arpenter la mysoginie ambiante...telle l'amiante qui avant calfeutrait mes inepties...j'irai courir sur le toit d'un monde et colmaterai cette brèche qui si souvent sert des excuses tiédies par les remords...quelque part là bas, au delà de la ligne de vision, hurle un cri...et pleure la lueur du matin...comme mille canons qui neutraliseraient le sulfure de nos paupières mi closes...Elle est toujours là et crèvera bientôt sous les balles, le geste sera précis, la main ne tremblera plus, et l'extase enfin délivrée comblera enfin mes nuits...ces nuits où je croise un sourire, une voix, un mot...ce noir et cette obscurité qui déambulent tel des trains de convoitise...il est une gare où je voudrais errer toute une vie et regarder les gens à quai...un voyage au long cours...cela commence ici et maintenant...

jeudi 17 juillet à 00h27 par almerys | # | 9 commentaires

smiley : envelope ma jupe orange...

Il se veut tard après s'être voulu pluie, des gouttes ruissèlent encore sur mon par-vie...et je voudrais courir plus vite encore, plus vite que le roulement incessant des éléments...qu'ils encore sur ma peau s'abattent...et m'obligent à fermer les mains...ma peau craque sous le choc étrangement familier...je n'ai pas mal, il est le vent...c'est tout ce qu'il peut faire...je ne touche plus terre...paralysie partielle, amnésie des douleurs...j'ouvre les yeux et l'entends encore...

je crois que je grandis...

ce ne sont pas les ailes qui font les anges...

je ne porterai plus ma jupe orange...

 

vendredi 11 juillet à 01h10 par almerys | # | 5 commentaires

smiley : envelope le savoureux

 

Lorsque les doigts claquent et que le lumière s'allume alors la pièce se veut plongée dans une fumée pourpre...les élèments tranchent cet instant et tout oscille et tes pupilles vascillent....un éphéméride déposé sur la table basse...l'air symphonique grésille en fond colore...la main posée sur le parquet...elle raye les dernières minutes de non solitude...un verre à moitié plein, des vapeurs de corps encore tièdes...le noir autour des yeux qui coule comme autant de larmes distribuées au gré des rires...des mégots qui crachent encore des confidences partagées au creux des portes...et doucement les souvenirs se figent pour ne jamais fâner...lever son être avec une bretelle qui ne tient plus sur l'épaule où ta main tu aurais posée..regarder vers le jardin encore endormi et noyer sa nuit dans un café serré...du mouvement dans chaque pièce...les yeux se sourient...les bras se serrent...pas un mot...juste le savoureux de l'instant...

lundi 30 juin à 23h21 par almerys | # | 8 commentaires

smiley : envelope le rien et moi...

 

Je n'ai parfois plus besoin de ce sentiment, qui me flanque au dernier rang de mon espèce morale. Alors j'allume une clope, une enième clope. Pourquoi j'ai cessé de cogner mes idées contre les murs aujourd'hui? en fait je ne veux pas me poser la question, mais tout ceci ne dépend que de moi. je devrais juste dire : j'ai cessé de cogner mes idées contre les murs. Et là ça prend de suite une autre dimension. Je n'interroge plus mais exprime un fait avec peut être une part de vérité. Il est reparti sans même me dire aurevoir, mais là encore c'est une formule d'usage car je ne le souhaitais pas. Alors j'arpente et pose mos dos contre ce mur de pierres encore chaudes d'une vie passée. Je sais que ces pierres renferment un vécu, pas encore le mien, je ne les ai pas assez caressées pour cela. Alors je fais parcourir mes ongles dessus. Il y a une chaise qui traîne, je me demande encore ce qu'elle fait là. Je m'assois et ouvre la porte. Je suis entre deux pièces vides mais vides dans le fond car dans la forme il y a tout un amas de vie. Et j'observe la clope entre les lèvres. Je péterais bien un bout de mur. Je me mets debout et monte sur la chaise, il fait jour mais cette ampoule je veux qu'elle m'éclaire, faux contact, grillée, que sais je, je la dévisse et la laisse tomber par terre. Un petit bruit sourd mais tout sauf anondin. J'ai brisé du verre sciemment. Je ne devrais pas en avoir le droit. Touts ces petits eclats et moi qui suis pieds nus. Je redescends, la fumée me fait pleurer un oeil. Ce qui m'empêche de réaliser que je pose le pied à l'endoit même où j'ai brisé l'ampoule. Un bout lacère ma plante de pied. Je ne me souviens pas avoir crié. Il s'est planté dans ma chair, je le retire du bout des doigts. Un peu de sang. Je suis dans une pièce au mur de pierres de plus de cent ans, je fume, je suis assise sur nulle part, j'ai le pied en sang et j'aime ça. Un rien, je suis envahie et pénétrée par le rien. Un substitut de vide. Le soleil décline, le noir entre par la porte encore ouverte. Je reste là avec ce sentiment de rien. Aucun souvenir, aucune pensée. Face et avec moi même. Combien de fois ai je vécu cela sans m'en rendre compte, cela a une importance singulère aujourd'hui. Ce rien est entrain de naître. Un poids sur moi qui ne pèse rien. Nier le Rien. Mon esprit inverse mon ressenti. A vouloir tout comdamner j'erre dans ce rien. Encore il me revient, ne me quitte plus, pour m'annoncer que tout a une fin. Mais le tout s'est vu déchu de ses propres droits. Je suis assise et je voyage à travers ce rien. Il est grand, il est calme, il m'aspire. Comme une résoluton percutante. Vide de tout, avide de rien. Je ne peux plus être dans l'attente. Ce rien a tué mon tout. Je n'aurai plus mal. Le mur me crie de pleurer pour ce rien. Je me lève et il ne reste rien... 

 

dimanche 22 juin à 23h41 par almerys | # | 13 commentaires
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